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Comment différencier besoin et désir ?

Comment différencier besoin et désir ?
Comment différencier besoin et désir ?
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Comment différencier besoin et désir ?
Comment différencier besoin et désir ?

Comment différencier besoin et désir ?

Je vous propose de continuer notre petite exploration de la notion de besoin (voir mon précèdent post intitulé « Qu’est ce qu’un besoin ? »).
 
Aujourd’hui, je répond à la question d’une lectrice qui me demande : Comment différencier Besoin et Désir ?
 
« Tout ce que nous faisons vise à satisfaire nos besoins ! » disait Marshall Rosenberg.
 
Un désir désigne une intense attraction vers quelque chose en particulier (lieu, objet, personne…). Si je veux ce quelque chose si fort c’est parce que consciemment ou non ce quelque chose me permettra de satisfaire des besoins important pour moi. L’intensité de mon attraction étant à la mesure de combien ce que j’espère vivre est important pour moi.
 
Nos désirs sont des stratégies préférées
 
Nos désirs correspondent, pour moi, a des « stratégies préférées ». Nos désirs sont des moyens pour satisfaire nos besoins que l’on choisit en priorité parmi la multitude qui existe. Mais sans la conscience que les stratégies sont nos moyens de satisfaire nos besoins, on a vite fait de faire fusionner nos besoins et nos stratégies préférées. Et quand besoin et stratégie se mélangent les drames ne sont pas loin.
 
Quand j’ai besoin QUE TU m’écoutes et que tu me dis NON, il me semble qu’un bout de moi meurt un peu. En réalité, j’ai besoin d’écoute mais je colle mon besoin sur toi, tu deviens l’unique moyen pour que mon besoin d’écoute soit nourri.
 
En entendant ton non, quelque chose en moi à l’impression que cet élan de vie, ce besoin vital d’écoute qui hurle dans mon ventre, ne sera jamais pris en compte… puisque dans ce monde il n’y a que toi et que toi tu n’es pas disponible. Dans ce monde de la stratégie unique, de la rareté de la ressource, je vais être prête à tout pour que tu m’écoutes … soumission, rébellion, violence, conflits…
 
Quand j’ai besoin « QUE TU ranges tes affaires », en réalité j’ai besoin de soutien et de préserver mon temps et mon énergie et que « TU ranges tes affaires » est ma stratégie préféré de l’instant pour vivre ces besoins là.
 
Mais si mes besoins et ma stratégie préférée sont fusionnés, quand « TU ne ranges pas tes affaires»,  mon cerveau entend « mes besoins ne comptent pas pour toi, je ne compte pas pour toi… ». Dans cette énergie là, pas étonnant que je fasse pression sur toi pour que tu ranges tes affaires… ce qui n’est pas la manière qui te donneras le plus de joie à contribuer.
 
En faisant dépendre la satisfaction de mes besoins uniquement de ma stratégie préférée, je me coupe de l’abondance des ressources et de la possibilité de co-créer.
 
Dès lors que j’ai conscience que mes besoins et comment les satisfaire sont deux choses distinctes, j’entre dans un autre monde. Un monde où je reconnais mes besoins comme étant des forces de vie qui se manifestent en moi et, où il y a toujours avec moi et où que j’aille, quelqu’un pour les accueillir : moi-même.
 
Ce monde là est une abondance illimitée car à chaque instant je peux faire le choix d’accueillir mes besoins et je peux faire des demandes à l’infini pour recevoir du soutien pour en prendre soin.
 
Si une stratégie n’est pas disponible, il y a en a d’autres. Si je n’en trouve pas, je peux demander de l’aide pour en trouver.
 
Et à toi, je peux te faire des demandes sans te faire porter la pression vitale d’y répondre.
 
En différenciant mon besoin et ma stratégie préférée dans ma demande, je m’ouvre à une abondance de possibilités nouvelles.
 
Dans ce monde nous pouvons inventer des nouvelles solutions auxquelles nous n’aurions jamais pensé seul.
 
Dans ce monde où je prends la responsabilité de mon bien-être, l’autre et ses propres stratégies préférées deviennent une ressource supplémentaire pour co-créer et ne sont plus une menace pour la prise en compte de mes besoins.
 
Voici en images quelques critères pour différencier besoin et stratégie, qui, je l’espère contribueront à nous soutenir pour vivre davantage dans ce monde d’abondance et de créativité.
 
Avec cœur ❤
Léti
 
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0 réponse

  1. Merci pour cette super explication. Dans mon contexte pro (école), on essaye de statuer si le calme est un besoin et le bruit (par le mouvement et par la parole) une stratégie qui nourrirait les besoins de mouvement et d’expression par exemple. Ça me semblait clair, mais en lisant ce post je me demande si le bruit peut aussi être un besoin… Quelqu’un.e pourrait m’éclairer ?

    1. Ce que j’appelle  » faire du bruit », c’est quand suite à une perception sonore je vis des ressentis désagréables parce que j’ai besoin de calme, de tranquillité, de paix. Petite ou grands nous avons tous besoin de calme et de tranquillité par moment. A d’autres moments, nous avons besoin d’amusement, d’expression, d’appartenance ou de stimulation sensorielle et cette même perception sonore peut nous être agréable et on ne la vivra plus en tant que  » faire du bruit » mais en tant que « s’amuser » ou « se réjouir » ou  » être plongé dans son activité » . Ce sont nos besoins qui colorent notre perception des choses 😉

  2. Merci beaucoup, c’est tellement clair et tes illustrations sont géniales. Juste quand tu dis qu’il y a beaucoup de solutions pour répondre à nos besoins, pourrais-tu nous donner des exemples concrets dans le quotidien avec une famille par exemple ?

    Je ressens le besoin de soutien, stratégie : que les choses soient rangées, comment formuler sa demande d’aide aux enfants, partenaires qui font la sourde oreille sur du long terme ?

    Exemple qui peut se décliner pour d’autres éléments concrets. Moi il m’arrive de craquer, au bout de plusieurs jours de patience ! et je finis par faire seule, je ne pense pas être la seule dans ce cas. J’ai besoin d’aide et de conseils.

    1. Je lis votre découragement à la mesure de combien vous aimeriez que vos demandes d’aide soient pris en compte pour vivre davantage de soutien, de collaboration dans le rangement des affaires ?

      Personnellement, quand je suis découragée en voyant que les autres ne font pas ce qui me rendrait la vie plus belle, j’essaie d’aller voir quels autres besoins cela nourrirait si ma stratégie était appliquée.

      Dans votre exemple, si les enfants et partenaire rangeaient leurs affaires, quels autres besoins que le soutien cela nourrirait ? Prendre soin de votre énergie ? de détente ? d’harmonie ? de douceur ?

      J’essaye ensuite de regarder comment je pourrais davantage vivre ce que j’aime vivre. Qu’est ce que je peux faire moi pour moi ?

      Lorsque je ne suis plus en attente que l’autre fasse ce que je souhaite pour que mes besoins soient comblés, je peux aller lui faire des demande détendues.

      C’est à dire des demandes qui sont des points de départ, des portes d’entrées pour partager nos besoins mutuels et co-créer de nouvelles solutions qui prennent soin de chacun.

      Pour cela, pas de méthode magique, juste se rendre disponible pour entendre qu’est-ce qui freine l’autre dans son élan de contribuer (à quel besoin en lui il dit oui quand il dit non au fait de ranger) et trouver ensemble comment tenir compte de tous nos besoins.

      « La connexion avant la solution. »

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