








COMMENT FAIRE DES EXCUSES QUI RÉPARENT LE LIEN ?
Il y a de nombreux moments dans nos vies où nous agissons dans l’instant, sans toujours mesurer l’impact de nos paroles ou de nos gestes.
Puis, plus tard, nous réalisons que notre acte a profondément touché l’autre, et nous le regrettons.
Nous avons alors envie de réparer et restaurer le lien, mais nous ne savons pas toujours comment faire. Parfois, nos attitudes pour “réparer” ont l’effet inverse et éloignent l’autre, sans que nous comprenions pourquoi.
Dire simplement « désolé », « je m’excuse » ou « excuse-moi » sont des mots que l’on nous a parfois forcé·e·s à prononcer étant enfant, et lorsqu’ils sont dits seuls, ils peuvent être reçus comme une simple politesse, sans offrir réellement une reconnaissance profonde de la douleur ou du préjudice subi.
S’auto-flageller lorsque nous agissons d’une manière que nous regrettons n’est pas non plus soutenant pour le lien : en ramenant le focus sur nous, cela nous éloigne de la compréhension de l’autre.
Voici quelques étapes qui peuvent aider à recréer du lien :
1. Nommer l’action que l’on regrette
Cela montre que nous reconnaissons pleinement nos actes et le vécu de l’autre.
2. Accueillir l’impact de cette action sur l’autre
J’écoute avec empathie ce que l’autre a vécu : ses émotions, sa douleur ou ses besoins non satisfaits. Cette étape peut prendre du temps et est la plus guérissante.
Car, quand nous avons mal, nous avons soif que quelqu’un comprenne notre douleur.
Je veille à ne pas dire « je sais ce que tu ressens », mais je demande : « Est-ce que c’est …. que tu vis /as vécu? » pour être sûr·e d’entendre pleinement ce qui compte pour l’autre, et non ce que j’interprète.
3. Demander si l’autre veut entendre ce qu’il s’est passé pour nous
Quand l’autre se sent pleinement entendu, il peut avoir envie de comprendre ce qui nous a conduit à agir ainsi. Parfois, il demande de lui-même : « Mais qu’est-ce qui t’a pris de faire ça ? ». Sinon, nous pouvons lui demander s’il souhaite nous entendre. Je prends soin de partager mon vécu seulement après avoir vérifié que l’autre est disposé à l’entendre .
Et si l’autre n’est pas disponible pour nous entendre, je ne m’impose pas et irai chercher de l’écoute ailleurs si j’en ai besoin.
À l’étape 2, nous faisons un pas vers l’autre ; à l’étape 3, nous invitons l’autre à faire un pas vers nous, s’il le souhaite. Cela aide à refaire circuler le lien : on sort de la position de coupable et de victime pour redevenir deux humains avec leurs fragilités.
4. Prendre un engagement pour l’avenir
Proposer un geste concret ou un engagement est une manière de matérialiser notre désir de prendre soin du lien. On peut faire une proposition à l’autre ou créer ensemble un engagement soutenant et réaliste pour chacun.
En résumé
* Reconnaître : étapes 1 et 2
* Se relier : étapes 2 et 3
* Créer ensemble : étape 4
Pour terminer, cette approche ne promet pas de miracles, mais elle permet :
* d’accueillir la douleur de l’autre,
* de faire de la place à nos humanités avec nos fragilités,
* et de montrer, par un engagement concret, notre désir sincère de prendre soin de la relation.
J’espère que ce partage vous donnera un petit coup de pouce et de l’inspiration la prochaine fois où vous souhaiterez revenir vers l’autre après un acte que vous regrettez.
Léti
Ma Trousse d’Empathie
La Trousse d’Empathie c’est offrir à votre cœur un espace d’accueil et de compassion, afin de vous donner le soutien nécessaire pour vous relier à vous et aux autres, en toutes circonstances.
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